Comprendre la loi Avenir professionnel [3/6]

Lifting de l'entretien professionnel

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Droit Social Formations Ressources Humaines

Avec la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018, une nouvelle réforme de la formation professionnelle impacte les entreprises depuis le 01/01/2019. Elle s’ajoute à la trentaine de décrets d’application publiés depuis décembre 2018. Quels sont les principales implications et nouveaux enjeux pour les fonctions RH ? On vous aide à y voir clair en analysant les 6 axes de changement.

  1. Le CPF nouveau est arrivé !
  2. Adieu CIF, bonjour CTP !
  3. Lifting de l’entretien professionnel !
  4. Nouveaux acteurs : les OPCO !
  5. Du plan de formation au développement des compétences !
  6. Apprentissage, alternance et « Pro-A » !

3. Lifting de l’entretien professionnel !

Au cours de l’entretien professionnel, le DRH ou le manager doit désormais informer le salarié sur l’ensemble des points suivants :

  • Ses perspectives d’évolution professionnelle ;
  • La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) ;
  • L’activation du CPF (Compte Personnel de Formation) ;
  • Les abondements que la société est susceptible de financer ;
  • Le CEP (Conseil en Evolution Professionnelle).

 L’offre de service du CEP est définie par un cahier des charges arrêté par le ministre chargé de la formation professionnelle. Les institutions, organismes et opérateurs du CEP assurent l’information directe des personnes :

  • Sur les modalités d’accès à ce conseil et sur son contenu.
  • Selon des modalités définies par voie réglementaire.

Autre nouveauté, l’entretien professionnel peut être anticipé lorsqu’il est organisé dans le cadre d’une reprise de poste après la suspension du contrat de travail, en cas de :

  • Congé de maternité
  • Congé parental d’éducation
  • Congé de proche aidant
  • Congé d’adoption
  • Congé sabbatique
  • Période de mobilité volontaire sécurisée
  • Période d’activité à temps partiel
  • Arrêt longue maladie
  • Mandat syndical

La loi réserve l’initiative de cet entretien professionnel anticipé au salarié. Cette option laissée au libre choix du salarié existait uniquement, avant la loi Avenir professionnel, lors d’un retour de congé parental d’éducation.